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La maison de Detroit le jour de l'achat, façade blanche fatiguéeProjection de la maison de Detroit après rénovation, brique bleue et cheminée blanche, image de synthèseMarge visée ≈ 62 000 $ · Opération en cours, chiffres prévisionnelsAvant · Prix d'achat 80 000 $Projet · image de synthèse · Revente visée 210 à 220 000 $
La maison de Detroit de l'opération publiée : l'après est une image de synthèse ; ses chiffres sont au catalogue, en dollars, avec leur statut. Aucune de nos opérations ne suppose un titre de séjour.
Article 31 du 12 min de lecture

Investir aux États-Unis ouvre-t-il un droit de séjour ? Ce que le visa E-2 permet vraiment

C'est la confusion la plus répandue du secteur, et la plus commercialement exploitée : beaucoup de Français croient qu'investir dans l'immobilier américain ouvre une porte vers l'installation. Les deux sujets n'ont aucun rapport juridique. On peut acheter sans visa, et on peut avoir un visa sans acheter. Cet article dit ce que chaque voie exige réellement, ce que le E-2 permet et ne permet pas, et ce que devient votre fiscalité le jour où vous vous installez.

Sources : services américains de citoyenneté et d'immigration, catégories E-2 et EB-5, 2026 ; Foreign Affairs Manual, section 9 FAM 402.9 ; code fiscal fédéral, article 7701(b)(3).

Aucun visa n'est nécessaire pour acheter un bien immobilier aux États-Unis en tant que non-résident. Et acheter n'ouvre aucun droit de séjour : il n'existe pas de visa doré immobilier américain. Le visa E-2 suppose une entreprise active qui produit des biens ou des services, et l'investissement passif en est explicitement exclu par le manuel consulaire.

Le point de départ

Acheter ne demande aucun visa, et n'en donne aucun

Aucune loi fédérale n'exige la citoyenneté, la carte verte ou un visa pour acheter un bien immobilier aux États-Unis. Un résident français peut acquérir une maison à distance, par l'intermédiaire d'une société américaine qu'il détient, sans jamais se déplacer.

La réciproque est vraie et moins connue : cet achat n'ouvre aucun droit de séjour. Les États-Unis n'ont pas de programme de résidence par l'investissement immobilier, contrairement à plusieurs pays européens.

Les deux sujets ne se rencontrent donc pas. Le montage qui permet d'acheter est décrit dans l'article sur le cadre légal. Aucune de ces démarches n'est une démarche migratoire.

Sources : services américains de citoyenneté et d'immigration ; absence de programme fédéral de résidence par l'investissement immobilier ; guides professionnels 2026 sur l'achat par un non-résident.

Le E-2

Ce qu'il faut vraiment, et ce qu'il ne permet pas

Le E-2 est le visa que l'on cite le plus souvent aux investisseurs français, parce que la France est liée aux États-Unis par un traité de commerce. Il permet d'entrer sur le territoire pour développer et diriger une entreprise dans laquelle on a investi.

Aucun montant minimum n'est écrit dans la loi. L'investissement doit être substantiel au regard du coût total de l'entreprise, engagé et exposé au risque. Les cabinets citent souvent un seuil pratique autour de cent mille dollars, sans valeur réglementaire.

Pour les Français, la validité est de quarante-huit mois, chaque entrée donnant jusqu'à deux ans de séjour, renouvelable indéfiniment. Le conjoint peut travailler. Ce qu'il ne fait pas : mener à la carte verte. C'est un statut non immigrant.

Sources : services américains de citoyenneté et d'immigration, catégorie E-2 ; extension de validité à quarante-huit mois pour les ressortissants français, en vigueur depuis fin 2023 ; cabinets spécialisés en immigration, 2026, pour le seuil pratique.

L'exclusion

Pourquoi l'immobilier passif ne qualifie jamais

Le manuel des affaires étrangères, qui guide les officiers consulaires dans l'instruction des dossiers, exclut explicitement les investissements passifs du champ du E-2. L'entreprise doit être réelle, active, opérationnelle, et produire des biens ou des services.

Acheter un bien et le louer n'est pas une entreprise active, quel que soit le montant. Enchaîner des opérations d'achat-revente non plus. Un million de dollars placés dans de l'immobilier locatif ne qualifient pas davantage que cent mille.

Ce qui peut qualifier, c'est une véritable société de services : un cabinet de transaction immobilière, une société de gestion qui travaille pour des tiers, une entreprise de travaux avec des salariés. La différence n'est pas le montant, c'est la nature de l'activité.

Sources : Foreign Affairs Manual, section 9 FAM 402.9, exclusion des investissements passifs ; analyses convergentes de cabinets d'immigration américains, 2024 à 2026.

Les autres voies

L-1, EB-5, O-1, H-1B, loterie, famille

Cinq autres voies existent, avec des exigences très différentes.

  • Le L-1 : transfert au sein d'un même groupe, pour un cadre ou un salarié aux connaissances spécialisées. Il suppose une entreprise existante des deux côtés.
  • L'EB-5 : investissement de 800 000 $ dans une zone d'emploi ciblée, ou 1 050 000 $ ailleurs, avec création de dix emplois. C'est la seule voie d'investissement qui mène à la carte verte.
  • Le O-1 : réservé aux personnes aux capacités extraordinaires, dans les sciences, les arts, les affaires ou le sport.
  • Le H-1B : emploi qualifié, avec un employeur américain, un quota annuel et une loterie.
  • La loterie de la carte verte, tirage annuel, et le regroupement familial.

Aucune de ces voies ne repose sur la détention d'un bien immobilier. L'EB-5 est la seule à parler d'investissement, et elle exige dix emplois créés, ce qu'un bien locatif ne produit jamais.

Sources : services américains de citoyenneté et d'immigration, catégories L-1, EB-5, O-1, H-1B et Diversity Visa ; montants EB-5 en vigueur en 2026.

La bascule fiscale

À partir de combien de jours devient-on résident fiscal américain

S'installer change de régime fiscal, et le seuil est chiffré. Le test de présence substantielle rend résident fiscal américain quiconque passe au moins trente et un jours sur le territoire dans l'année en cours, et cent quatre-vingt-trois jours pondérés sur trois ans.

La pondération compte la totalité des jours de l'année en cours, un tiers de ceux de l'année précédente, un sixième de ceux de l'année d'avant. Quatre mois par an pendant trois ans franchissent le seuil sans qu'on y pense.

L'imposition porte alors sur les revenus mondiaux, pas sur les seuls revenus américains. Pour un non-résident, rien de tout cela ne s'applique : il déclare ses revenus américains, comme le décrit l'article sur la fiscalité américaine.

Sources : code fiscal fédéral, article 7701(b)(3), test de présence substantielle ; administration fiscale américaine, exception des liens plus étroits, formulaire 8840.

Côté français

Ce que le départ déclenche, et ce qu'il ne déclenche pas

Le transfert de résidence hors de France peut déclencher une imposition dite exit tax, prévue par l'article 167 bis du code général des impôts. Elle porte sur des plus-values latentes de valeurs mobilières, au-delà de certains seuils de patrimoine.

Elle ne porte pas sur l'immobilier détenu à l'étranger, et n'est donc pas déclenchée par la détention d'une maison américaine. Un report de paiement est possible. C'est un sujet de fiscaliste, et il se pose avant le départ, pas après.

Reste, dans tous les cas, l'obligation de déclarer chaque année le compte bancaire de la société américaine, résident ou non, comme le rappelle l'article sur l'ouverture du compte.

Sources : code général des impôts, article 167 bis ; convention fiscale entre la France et les États-Unis du 31 août 1994 ; obligation déclarative, article 1649 A du code général des impôts.

Notre réponse

Pourquoi nous ne vendons aucun projet d'expatriation

IMMO US accompagne des opérations immobilières. Nous ne vendons aucun projet d'expatriation, aucun visa, et nous n'en promettons aucun comme conséquence d'un investissement, parce que ce lien n'existe pas en droit américain.

Un investisseur non-résident n'a besoin d'aucun titre de séjour pour acheter, détenir, louer ou revendre par l'intermédiaire de sa société américaine. C'est ce que font toutes les opérations publiées au catalogue, avec leurs chiffres et leur statut.

IMMO US n'est ni un conseiller en investissements financiers, ni un intermédiaire en opérations de banque, ni un agent immobilier au sens de la réglementation française, et n'est pas conseil en immigration. Si les deux sujets se mélangent dans votre projet, dites-le à l'audit : on les sépare.

Source : catalogue des opérations d'IMMO US et méthode décrite sur la page méthode.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande sur ce sujet

Faut-il un visa pour acheter un bien immobilier aux États-Unis ?
Non, aucun. Aucune loi fédérale n'exige la citoyenneté, la carte verte ou un titre de séjour pour acquérir un bien. Un résident français peut acheter à distance, par l'intermédiaire d'une société américaine qu'il détient, sans jamais se déplacer. Ce qu'il lui faut, ce sont une société régulièrement immatriculée, les numéros fiscaux correspondants et un compte bancaire.
Acheter un bien aux États-Unis ouvre-t-il un droit de séjour ?
Non, et c'est la confusion la plus répandue du secteur. Les États-Unis n'ont pas de programme de résidence par l'investissement immobilier, contrairement à plusieurs pays européens. Acheter, louer ou revendre ne crée aucun droit d'entrée ni de séjour prolongé. Vous restez soumis aux mêmes règles que n'importe quel visiteur : exemption pour un court séjour, ou visa correspondant à votre motif réel.
Quel montant faut-il investir pour obtenir un visa E-2 ?
Aucun montant n'est écrit dans la loi. L'investissement doit être substantiel au regard du coût total de l'entreprise, engagé et exposé au risque, et l'entreprise ne doit pas être marginale. Les cabinets spécialisés citent souvent un ordre de grandeur autour de cent mille dollars, sans valeur réglementaire : un dossier se juge sur sa cohérence, pas sur un seuil.
Un bien locatif peut-il justifier un visa E-2 ?
Non, jamais. Le manuel qui guide les officiers consulaires exclut explicitement les investissements passifs. Détenir un bien et percevoir un loyer n'est pas une entreprise active qui produit des biens ou des services. Le montant ne change rien : un million de dollars en immobilier locatif ne qualifie pas davantage que cent mille. C'est la nature de l'activité qui compte.
Une opération d'achat-revente peut-elle qualifier pour un E-2 ?
Pas en tant que telle. Acheter un bien pour le rénover et le revendre reste une opération patrimoniale, pas une entreprise opérationnelle au sens du traité. Ce qui peut qualifier, c'est une société de services structurée, avec des salariés et des clients tiers. La frontière se juge sur dossier, avec un avocat en immigration.
Combien de temps le visa E-2 est-il valable pour un Français ?
La validité est de quarante-huit mois pour les ressortissants français, depuis fin 2023. Chaque entrée sur le territoire donne un séjour autorisé pouvant aller jusqu'à deux ans, et le visa se renouvelle indéfiniment tant que l'entreprise fonctionne et que les conditions restent réunies. Le conjoint bénéficie d'une autorisation de travail.
Le visa E-2 mène-t-il à la carte verte ?
Non, pas directement. C'est un statut non immigrant : il se renouvelle sans limite de nombre, mais il n'ouvre aucun chemin automatique vers la résidence permanente. Y accéder suppose une autre voie, par l'emploi, par la famille, ou par l'EB-5, qui exige 800 000 $ dans une zone ciblée et la création de dix emplois.
Quelle est la seule voie d'investissement qui mène à la carte verte ?
L'EB-5. Elle demande un investissement de 800 000 $ dans une zone d'emploi ciblée, ou de 1 050 000 $ ailleurs, et la création de dix emplois à temps plein. Un bien locatif ne crée pas dix emplois, et la détention immobilière seule n'entre pas dans le dispositif. Les montants évoluent : ils se vérifient à la date du dossier.
À partir de combien de jours devient-on résident fiscal américain ?
Le test de présence substantielle retient trente et un jours au moins dans l'année en cours, et cent quatre-vingt-trois jours pondérés sur trois ans : la totalité des jours de l'année en cours, un tiers de ceux de l'année précédente, un sixième de ceux de l'année d'avant. Quatre mois par an pendant trois ans suffisent à franchir le seuil.
Que change la résidence fiscale américaine pour un Français ?
L'imposition ne porte plus sur les seuls revenus de source américaine mais sur les revenus mondiaux, avec une déclaration différente et des obligations de déclaration des comptes détenus hors des États-Unis. Une exception existe pour qui garde des liens plus étroits avec un autre pays, sur formulaire dédié. C'est un sujet de fiscaliste, à traiter avant le départ.
L'exit tax française s'applique-t-elle si je pars avec un bien américain ?
Elle ne porte pas sur l'immobilier détenu à l'étranger. L'article 167 bis du code général des impôts vise des plus-values latentes de valeurs mobilières, au-delà de certains seuils de patrimoine, et un report de paiement est possible. La détention d'une maison américaine ne la déclenche donc pas. La question se pose avec un fiscaliste avant le départ.
IMMO US aide-t-il à s'expatrier aux États-Unis ?
Non, et nous ne le laissons pas croire. Nous accompagnons des opérations immobilières et nous ne vendons aucun projet d'installation. Le lien entre investissement et droit de séjour n'existe pas dans le droit américain. Un projet d'expatriation se prépare avec un avocat en immigration et un fiscaliste, en amont. Si les deux sujets se mélangent, l'audit les sépare.

Votre projet mélange l'investissement et l'installation ? Dites-le à l'audit : on sépare les deux avant de parler chiffres.

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Rédigé par K. Le Lay · LLK Invest LLCPartenaire IMMO US

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Le premier réflexe de cet article vaut aussi pour nous : ne nous croyez pas sur parole. Les deux structures d'Enzo sont inscrites aux registres publics, consultables en direct, sans compte.

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La fiche française s'ouvre directement. Pour la LLC, la page du registre demande un numéro : saisissez L26000007819.

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