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Miniature de la vidéo « Déclaration fiscale aux États-Unis » : Enzo face caméra
La vidéo d'Enzo sur la déclaration fiscale aux États-Unis, sur la chaîne YouTube d'IMMO US ; les chiffres de cet article viennent de l'IRS, avec leur date.
Article 27 du 12 min de lecture

FIRPTA : la retenue de 15 % que l'acheteur prélève à la revente quand le vendeur est étranger

Le jour où votre société revend la maison, l'acheteur ne vous verse pas le prix. Il en garde une part pour le fisc américain, parce que vous n'êtes pas résident. C'est la loi FIRPTA, et elle surprend tous les investisseurs français à leur première signature. Cet article dit combien, quand le taux baisse, ce que cette somme est vraiment, et comment on la réduit avant la signature plutôt que de l'attendre après.

Sources : IRS, « FIRPTA withholding » et instructions du formulaire 8288, révision de janvier 2026.

À la revente d'un bien américain par un vendeur non résident, l'acheteur retient 15 % du prix de vente et le verse à l'IRS sous vingt jours. Le taux tombe à 10 % si l'acheteur va y habiter et paie 1 million de dollars ou moins, à 0 % s'il paie 300 000 $ ou moins. La retenue est un acompte, pas l'impôt : l'excédent revient après la déclaration, ou se réduit avant la signature.

La règle

15 % du prix de vente, retenus par l'acheteur avant que vous ne touchiez un dollar

FIRPTA est une loi fédérale de 1980 sur l'investissement étranger dans l'immobilier américain. Elle ne crée pas un impôt à part : elle en garantit le paiement. Quand un non-résident vend un bien américain, l'acheteur devient collecteur pour le fisc : il retient 15 % du montant réalisé, en pratique le prix de vente, et le verse à l'IRS.

Le prix, pas le gain. Sur une revente à 250 000 $, la retenue est de 37 500 $, que l'opération ait rapporté beaucoup, peu ou rien. L'acheteur, ou la société de titre pour lui, dépose les formulaires 8288 et 8288-A sous vingt jours. S'il ne retient pas, c'est lui qui doit la somme.

Le taux était de 10 % jusqu'au 17 février 2016 ; une loi de décembre 2015 l'a porté à 15 %. Il s'applique à toute revente par une personne étrangère, et une société américaine à associé unique détenue par un Français est traitée, pour cette retenue, comme son associé : c'est vous, le vendeur étranger.

Sources : IRS, « FIRPTA withholding », questions-réponses, consulté le 13 septembre 2026 ; IRS, instructions du formulaire 8288, révision de janvier 2026 ; code fédéral, article 1445 ; PATH Act du 18 décembre 2015 pour le passage de 10 à 15 %.

Les exceptions

10 % ou 0 % : quand l'acheteur va habiter la maison

Le taux dépend de l'acheteur, pas de vous. Si l'acheteur est une personne physique qui va habiter le bien, au moins la moitié des jours d'occupation des deux premières années, le taux tombe à 10 % pour un prix de 1 million de dollars ou moins, et à 0 % pour un prix de 300 000 $ ou moins.

Pour un flip, c'est décisif. Une maison rénovée à Detroit se vend souvent à une famille qui va l'habiter, sous 300 000 $ : aucune retenue. Une maison à Washington DC vendue à un occupant entre 300 000 et 1 million : 10 %. Un bien revendu à un investisseur, quel que soit le prix : 15 %.

L'exception ne se devine pas, elle se constate à la signature : l'acheteur déclare son intention d'habiter, et la société de titre applique le taux. On sait donc dans quelle case tombe la revente le jour où l'offre est acceptée, pas avant.

Source : IRS, instructions du formulaire 8288, révision de janvier 2026, exceptions pour résidence de l'acheteur.

Ce que c'est vraiment

Un acompte, pas un impôt

La somme retenue n'est pas perdue. C'est un acompte sur l'impôt que vous devrez sur le gain de la revente. L'impôt réel se calcule ensuite, sur la déclaration américaine de l'année de la vente, avec la copie tamponnée du formulaire 8288-A en justificatif : l'IRS rembourse l'excédent.

Sur une revente à 250 000 $ avec un gain de 40 000 $, la retenue est de 37 500 $ et l'impôt fédéral de quelques milliers de dollars : l'essentiel revient, mais des mois plus tard. La déclaration d'un non-résident se dépose jusqu'au 15 juin de l'année suivante, et le remboursement suit son traitement.

Pour être remboursé, il faut un identifiant fiscal personnel, l'ITIN. Sans lui, pas de déclaration, donc pas de remboursement. C'est la raison pour laquelle l'ITIN se demande au début du dossier, avec la société, et pas le jour où l'on découvre la retenue.

Sources : IRS, instructions du formulaire 8288, janvier 2026 (copie B du 8288-A jointe à la déclaration 1040-NR) ; code fédéral, article 6072(c), date limite du 15 juin pour un non-résident.

Le certificat

Réduire la retenue avant la signature, avec le formulaire 8288-B

Il existe une voie pour ne pas immobiliser 15 % du prix pendant des mois : demander à l'IRS, avant la signature, un certificat de retenue réduite. Le formulaire 8288-B présente le prix, le coût d'acquisition, les travaux, le gain attendu et l'impôt qui en découle. Si l'IRS l'accepte, l'acheteur ne retient que l'impôt réel.

L'IRS répond normalement sous quatre-vingt-dix jours après un dossier complet. Entre-temps, la société de titre garde la retenue en séquestre jusqu'à la réponse, et le vendeur touche le reste. Sans ITIN, la demande d'ITIN se joint au 8288-B : l'IRS la traite alors en dix jours au lieu de sept semaines.

Ce certificat se prépare quand la mise en vente commence, pas quand l'offre arrive. C'est le fiscaliste du dossier qui le monte, avec les pièces de l'opération : acte d'achat, factures de travaux, frais. Un flip bien documenté est un dossier facile ; un flip sans factures est un dossier qui attend.

Sources : IRS, « FIRPTA withholding », réponses 13 et suivantes, délai normal de 90 jours et traitement de l'ITIN en 10 jours avec le 8288-B ; Revenue Procedure 2000-35.

L'impôt lui-même

Ce que le fisc fédéral et l'État prennent sur le gain d'un flip

Une fois la retenue réglée, reste l'impôt. Le gain d'une revente à moins d'un an est un revenu ordinaire pour le fisc fédéral, imposé au barème progressif de 2026, de 10 à 37 % par tranches, après déduction du coût d'achat, des travaux et des frais. Ce n'est pas le taux réduit des détentions longues.

L'État s'ajoute. Le Michigan applique un taux unique de 4,25 %. Le District de Columbia, un barème progressif qui monte à 10,75 %. La Floride n'a pas d'impôt sur le revenu. Trois villes, trois traitements, et c'est le fiscaliste qui chiffre le net de chaque opération, pas cet article.

Puis la France. La convention fiscale du 31 août 1994 donne aux États-Unis le droit d'imposer le gain d'un bien situé chez eux, et évite la double imposition par un crédit d'impôt égal à l'impôt français. Le gain se déclare donc aussi en France, sans y être imposé deux fois. La déclaration, elle, n'est pas facultative.

Sources : IRS, barème fédéral 2026 de l'impôt sur le revenu ; Michigan Department of Treasury, taux 2026 ; District of Columbia, Office of Tax and Revenue, barème 2026 ; convention entre la France et les États-Unis du 31 août 1994, articles 13 et 24.

La chaîne

Qui fait quoi, et à quel moment

Cette retenue ne se subit pas, elle se prépare. Dans l'ordre du calendrier d'une opération, six gestes, et chacun a son responsable.

  • Au montage de la société, la demande d'ITIN, avec le fiscaliste.
  • Tout au long du chantier, les factures de travaux et de frais, classées, parce qu'elles feront le gain déclaré.
  • À la mise en vente, le formulaire 8288-B, monté par le fiscaliste, pour ne retenir que l'impôt réel.
  • À l'offre acceptée, la case de l'acheteur : occupant ou investisseur, prix sous ou au-dessus des seuils.
  • À la signature, la société de titre retient au taux qui s'applique et dépose les formulaires 8288 et 8288-A sous vingt jours.
  • L'année suivante, la déclaration américaine avec la copie tamponnée, puis la déclaration française avec son crédit d'impôt.

Source : enchaînement décrit d'après les textes de l'IRS cités plus haut et l'organisation des opérations d'IMMO US.

Notre réponse

Ce que la retenue change à une opération, et ce qu'elle ne change pas

Les chiffres du catalogue sont publiés bruts : prix d'achat, coût total, revente visée, marge visée, avec leur statut. Elle n'y figure pas comme un frais, parce qu'elle n'en est pas un : c'est un acompte qui revient. L'impôt sur le gain dépend de chaque investisseur et se calcule avec le fiscaliste, jamais sur une fiche.

IMMO US n'est ni un conseiller en investissements financiers, ni un intermédiaire en opérations de banque, ni un agent immobilier au sens de la réglementation française. Nous ne faisons pas de déclaration fiscale : nous faisons en sorte que le dossier permette au fiscaliste d'en faire une juste, factures comprises.

Ce que l'audit pose, c'est la trésorerie de la sortie : combien arrive sur le compte le jour de la signature, combien plus tard, et quand. Un investisseur qui compte sur tout le prix à la signature se trompe de calendrier.

Source : catalogue des opérations d'IMMO US, statuts des chiffres, méthode décrite sur la page méthode.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande sur ce sujet

Qu'est-ce que la retenue FIRPTA sur une vente immobilière aux États-Unis ?
Une retenue à la source prévue par une loi fédérale de 1980 : quand un vendeur n'est pas résident américain, l'acheteur garde 15 % du prix de vente et le verse à l'IRS sous vingt jours, avec les formulaires 8288 et 8288-A. Elle porte sur le prix, pas sur le gain, et sert d'acompte sur l'impôt du vendeur. L'excédent est remboursé après la déclaration de l'année de la vente.
La retenue FIRPTA s'applique-t-elle si le bien appartient à ma société américaine ?
Pour une société à associé unique détenue par un résident français, la retenue s'applique comme si l'associé vendait lui-même : il est le vendeur étranger aux yeux de l'IRS. La société n'écarte donc pas la retenue. Ce qui la réduit, c'est la situation de l'acheteur, ou un certificat de retenue réduite demandé avant la signature. Les montages à plusieurs associés relèvent d'autres règles, à voir avec le fiscaliste.
Dans quels cas la retenue tombe-t-elle à 10 % ou à 0 % ?
Quand l'acheteur est une personne physique qui va habiter le bien au moins la moitié des jours d'occupation des deux premières années. Le taux est alors de 10 % si le prix est de 1 million de dollars ou moins, et de 0 % s'il est de 300 000 $ ou moins. Un bien revendu à un investisseur, ou à une société, reste à 15 % quel que soit le prix.
Comment récupérer la retenue FIRPTA une fois la vente signée ?
En déposant la déclaration américaine de l'année de la vente, avec la copie tamponnée du formulaire 8288-A, qui prouve la somme retenue. L'impôt réel se calcule sur le gain ; l'IRS rembourse la différence. La déclaration d'un non-résident se dépose jusqu'au 15 juin de l'année suivante, et il faut un ITIN : sans identifiant fiscal personnel, pas de déclaration, donc pas de remboursement.
Peut-on éviter d'immobiliser 15 % du prix pendant des mois ?
Le formulaire 8288-B le permet : c'est une demande de certificat de retenue réduite, déposée avant la signature avec le prix, le coût d'achat, les travaux et le gain attendu. L'IRS répond normalement sous quatre-vingt-dix jours ; la société de titre garde la retenue en séquestre en attendant. Si le certificat est accordé, seul l'impôt réel est retenu, et le reste du prix vous arrive à la signature.
Quand faut-il déposer le formulaire 8288-B ?
Dès la mise en vente, pas à l'offre acceptée. L'IRS annonce un délai normal de quatre-vingt-dix jours après un dossier complet, et une vente rénovée peut se signer en quelques semaines. Un dossier déposé tôt évite de laisser la retenue en séquestre. Si le vendeur n'a pas encore d'ITIN, la demande d'ITIN se joint au 8288-B, et l'IRS la traite en dix jours.
Combien d'impôt paie-t-on vraiment sur le gain d'un flip aux États-Unis ?
Le gain d'une revente à moins d'un an est imposé comme un revenu ordinaire, au barème fédéral de 2026, de 10 à 37 % par tranches, après déduction du coût d'achat, des travaux et des frais. L'État s'ajoute : 4,25 % de taux unique dans le Michigan, jusqu'à 10,75 % dans le District de Columbia, rien en Floride. Le montant exact dépend de chaque investisseur : c'est le fiscaliste qui le chiffre.
Faut-il déclarer en France le gain d'une vente aux États-Unis ?
Le gain se déclare en France, sans y être imposé deux fois. La convention fiscale du 31 août 1994 donne aux États-Unis le droit d'imposer le gain d'un bien situé chez eux, et la France évite la double imposition par un crédit d'impôt égal à l'impôt français. La déclaration reste obligatoire, comme celle du compte de la société sur le formulaire 3916, chaque année.
La retenue FIRPTA est-elle un frais de sortie de l'opération ?
C'est un acompte, pas un frais. Les frais de sortie sont dépensés, commission d'agent, frais de clôture du vendeur, portage ; la retenue revient, en tout ou partie, après la déclaration. Elle pèse sur la trésorerie, pas sur le résultat. C'est pourquoi les fiches d'opération ne la comptent pas parmi les frais, et pourquoi l'audit parle de la date à laquelle l'argent arrive, pas seulement du montant.
Qui retient concrètement la somme le jour de la signature ?
L'acheteur en est responsable devant l'IRS, et c'est presque toujours la société de titre, qui tient le séquestre de la vente, qui applique le taux, verse la retenue et dépose les formulaires 8288 et 8288-A sous vingt jours. Le vendeur reçoit la copie B du 8288-A, tamponnée par l'IRS : c'est cette pièce qui permet ensuite le remboursement. Il faut la garder.
Que se passe-t-il si l'acheteur ne retient rien ?
C'est l'acheteur qui devient redevable de la somme envers l'IRS, avec intérêts et pénalités. Aucune société de titre ne prend ce risque, et aucun acheteur conseillé non plus. Un vendeur étranger qui espère y échapper parce que personne n'a rien retenu se trompe deux fois : l'impôt sur le gain reste dû, et la déclaration américaine reste obligatoire.
Un vendeur étranger peut-il éviter la retenue en se déclarant résident ?
La certification de non-étranger est une déclaration sous peine de parjure, réservée aux citoyens, aux titulaires de la carte verte et aux résidents fiscaux américains. Un résident français ne peut pas la signer, et une société américaine détenue par lui ne change rien pour une société à associé unique. La seule voie légale pour réduire la retenue est le certificat 8288-B, ou une vente à un acheteur qui va habiter le bien.

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Rédigé par K. Le Lay · LLK Invest LLCPartenaire IMMO US

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