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La maison de Washington DC au rachat, bardage en fin de vie, porche vétusteLa maison de Washington DC après travaux, bardage remplacé, porche rouvertMarge nette visée ≈ 71 175 $ · Opération en cours, chiffres prévisionnelsAvant · Prix d'achat 225 000 $Après · Revente visée 470 000 $
Une opération du catalogue, à Washington DC, avant et après travaux. Chiffres et légendes lus au catalogue, avec leur statut ; l'après est une photographie du bien rénové. Nos opérations portent sur des biens vides.
Article 53 du 12 min de lecture

Propriétaire et locataire en France et aux États-Unis : ce que la loi impose, ce que l'usage ajoute

Un propriétaire français qui envisage de louer aux États-Unis s'attend souvent à une relation plus simple avec son locataire. Elle est surtout différente : moins de règles nationales, plus d'écrit, et un intermédiaire professionnel entre les deux parties. Cet article compare ce que la loi impose de part et d'autre, et ce que l'usage y ajoute.

En France, une loi nationale, celle du 6 juillet 1989, règle la relation entre bailleur et locataire et protège d'abord l'occupant. Aux États-Unis, chaque État écrit ses propres règles, et la relation passe par le contrat, l'écrit et souvent une société de gestion. Le logement habitable, le préavis avant d'entrer et l'interdiction de discriminer existent des deux côtés, sous des formes différentes.

Deux logiques

Une loi pour tout le pays, ou un droit par État

En France, la relation entre bailleur et locataire tient dans un texte national, la loi du 6 juillet 1989, la même à Lille et à Biarritz. Ses règles sont d'ordre public : une clause du bail qui les contredit est réputée non écrite. Le bailleur connaît donc ses obligations avant même de rencontrer son locataire.

Aux États-Unis, le droit de la location relève d'abord de chaque État, et certaines villes y ajoutent leurs propres règles. Le cadre fédéral porte pour l'essentiel sur l'interdiction de discriminer. Ce qu'un bail peut contenir se lit donc État par État, comme le montre l'article sur le bail américain.

La différence de ton vient de là. En France, la loi protège d'abord l'occupant, et le bailleur doit un motif pour reprendre son bien. Aux États-Unis, la relation est plus contractuelle : chacun respecte des délais et des formes écrites, et le juge tranche sur pièces. Aucun des deux systèmes n'est une location sans règles.

Sources : loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, articles 2 et 4 ; Fair Housing Act, 42 U.S. Code § 3601 et suivants.

Le logement habitable

Décence en France, habitabilité aux États-Unis

Le logement loué en France doit être décent. Service-public retient cinq critères : une surface minimale, une performance énergétique minimale, la sécurité et la santé, l'absence de nuisibles, et certains équipements. Pour un bail signé, renouvelé ou reconduit depuis 2025, un logement classé G ne remplit plus le critère énergétique, voir l'article sur la France en 2026.

L'équivalent américain s'appelle l'implied warranty of habitability : une garantie d'habitabilité attachée au bail, même quand le contrat n'en dit rien. La cour d'appel fédérale du District de Columbia l'a reconnue pour la première fois en 1970, dans l'arrêt Javins v. First National Realty. La plupart des juridictions américaines la reconnaissent aujourd'hui.

L'article floridien 83.51 impose de respecter les codes de construction, de logement et de santé, ou, à défaut, d'entretenir toiture, murs, fondations et plomberie. Pour une maison individuelle ou un duplex, cela s'aménage par écrit. Sur manquement grave, le locataire peut l'opposer à une expulsion pour impayé, sept jours après un avis écrit annonçant qu'il ne paiera pas le loyer.

Sources : service-public.gouv.fr, fiche sur le logement décent, vérifiée le 21 mars 2025 ; Javins v. First National Realty Corp., 428 F.2d 1071 (D.C. Cir. 1970) ; statuts de Floride, édition 2026, articles 83.51 et 83.60.

Le droit d'entrée

Qui peut entrer dans le logement loué, et avec quel préavis

Le bailleur français n'entre pas chez son locataire sans son accord. Pour des travaux qui lui incombent, il en notifie la nature et la durée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre, et l'accès n'est pas dû le week-end ni les jours fériés. Les visites pour vendre ou relouer se fixent d'un commun accord.

La loi de 1989 pose une limite précise : aucune visite un jour férié, ni plus de deux heures un jour ouvrable, et service-public y ajoute le dimanche. Une clause du bail qui imposerait davantage est réputée non écrite. Le locataire qui subit des abus peut saisir le juge des contentieux de la protection.

La Floride raisonne autrement, à l'article 83.53. Le locataire ne peut pas refuser l'accès sans motif raisonnable, mais le bailleur doit prévenir au moins vingt-quatre heures avant une réparation, et entrer entre 7 h 30 et 20 h. En cas d'urgence, il entre sans préavis. Le même article lui interdit d'user de ce droit pour harceler son locataire.

Sources : loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 4, version en vigueur depuis le 21 novembre 2024 ; service-public.gouv.fr, fiche sur le droit de visite du propriétaire, vérifiée le 28 mai 2025 ; statuts de Floride, édition 2026, article 83.53.

Le choix du locataire

Sélectionner sans discriminer, deux méthodes

En France, seule une liste fermée de justificatifs peut être demandée : identité, domicile, situation professionnelle, revenus. Un relevé de compte, un contrat de mariage ou une photographie ne peuvent pas être exigés. L'amende va jusqu'à 3 000 € pour un particulier et 15 000 € pour une personne morale.

Outre-Atlantique, la limite est le Fair Housing Act. Le ministère américain du logement lui reconnaît sept catégories protégées : la race, la couleur, l'origine nationale, la religion, le sexe, la situation familiale et le handicap. Les États en ajoutent ; le refus d'un candidat muni d'une aide au logement est traité dans l'article sur la Section 8.

  • Le Michigan protège en plus l'âge, la situation matrimoniale, l'orientation sexuelle et l'identité ou l'expression de genre.
  • La loi fédérale exempte un particulier qui loue lui-même une maison individuelle, s'il n'en possède pas plus de trois et ne passe ni par un agent immobilier ni par un professionnel de la location.
  • Elle exempte aussi un immeuble de quatre logements au plus dont le propriétaire occupe l'un d'eux.
  • Aucune exemption ne couvre une annonce : une annonce qui exprime une préférence fondée sur une catégorie protégée reste interdite.
  • En France, la liste des critères interdits est plus longue, de l'âge au lieu de résidence, et la discrimination dans l'accès au logement est punie de trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende.

Le screening américain est libre dans sa forme : le bailleur peut consulter un rapport sur le candidat, historique de crédit compris. S'il le refuse, même en partie, sur la foi de ce rapport, la loi fédérale l'oblige à le notifier : nom de l'organisme, droit de contester le rapport et d'en obtenir une copie gratuite demandée sous soixante jours.

Sources : service-public.gouv.fr, fiches sur les justificatifs du futur locataire (vérifiée le 10 avril 2025) et sur la discrimination dans le logement (vérifiée le 12 août 2025) ; ministère américain du logement (HUD), page sur le Fair Housing Act, lue le 1er octobre 2026 ; 42 U.S. Code § 3603(b) et § 3604(c) ; Michigan, MCL 37.2502 ; Federal Trade Commission, guide sur les rapports de crédit à l'usage des bailleurs, juillet 2023.

Les règles françaises

Entrée, sortie, congé, hiver : ce que la France fixe par la loi

Côté français, la loi fixe aussi les moments où la relation se tend : l'entrée, la sortie, la fin du bail, l'hiver. Chacun a sa règle nationale, ses délais et sa sanction. Les voici tels que service-public les décrit à la date de cet article.

  • L'état des lieux d'entrée se fait en présence des deux parties et se joint au bail. Le locataire peut le faire compléter dans les dix jours. Sans état des lieux, par négligence des deux parties, il est présumé l'avoir reçu en bon état de réparations locatives, sauf preuve contraire ; si le bailleur a refusé de l'établir, c'est à lui de prouver le bon état initial.
  • Le dépôt de garantie est plafonné à un mois de loyer hors charges pour un logement vide, deux pour un meublé. Il se rend sous un mois si l'état des lieux de sortie est conforme, deux sinon, et chaque mois de retard entamé ajoute une majoration de 10 % du loyer mensuel hors charges.
  • Le congé du bailleur se donne six mois avant l'échéance pour un logement vide, trois pour un meublé, et seulement pour vendre, reprendre le logement ou pour un motif légitime et sérieux. Un locataire de plus de 65 ans est protégé sous conditions de ressources.
  • Du 1er novembre au 31 mars, aucune expulsion ne s'exécute, sauf exceptions : c'est la trêve hivernale.
  • L'encadrement des loyers ne vaut que sur certains territoires : Paris depuis juillet 2019, Lille, Lyon, Villeurbanne, Bordeaux, Montpellier, deux territoires de Seine-Saint-Denis, l'agglomération de Grenoble et des communes du Pays basque. L'amende atteint 5 000 € pour un particulier.

Côté américain, le dépôt de garantie et le préavis de fin de bail relèvent de chaque État ; ils sont comparés dans l'article sur le bail. La trêve hivernale n'y a pas d'équivalent national, et les délais propres à chaque État figurent dans l'article sur l'expulsion.

Sources : service-public.gouv.fr, fiches sur l'état des lieux d'entrée (vérifiée le 10 mars 2026), le dépôt de garantie (vérifiée le 9 juin 2026), le congé du bailleur (vérifiée le 1er juin 2026), la trêve hivernale (vérifiée le 1er décembre 2025) et l'encadrement des loyers (vérifiée le 1er août 2026) ; Code des procédures civiles d'exécution, articles L412-6 et L412-8.

L'écrit et l'intermédiaire

Aux États-Unis, la relation passe par l'écrit et par un gestionnaire

La relation américaine s'écrit. En Floride, le bailleur doit indiquer par écrit, au plus tard au début de la location, son nom et son adresse, ou ceux de la personne habilitée à recevoir les notifications. Une réclamation sérieuse passe par un avis écrit, qui laisse sept jours au bailleur avant que le locataire puisse résilier ou suspendre le loyer.

Cette personne habilitée est souvent une société de gestion. Elle encaisse, relance, organise les réparations et répond au locataire : pour lui, c'est elle le propriétaire au quotidien. Son coût, son contrat et sa licence sont détaillés dans l'article sur la gestion locative. Certaines villes exigent en plus une licence de location, comme Baltimore.

L'article 83.64 des statuts de Floride interdit au bailleur d'augmenter le loyer ou de réduire les services de façon discriminatoire, ou d'engager une procédure, principalement par représailles contre un locataire de bonne foi qui a signalé une infraction aux autorités ou s'est plaint auprès de lui. Un motif réel prouvé, comme un impayé, met le bailleur hors de cause.

Sources : statuts de Floride, édition 2026, articles 83.50, 83.56, 83.60 et 83.64.

Trois questions

Trois questions à poser avant de confier un locataire

Trois réponses obtenues par écrit avant la mise en location disent comment la relation sera tenue, et par qui. Elles se demandent au gestionnaire pressenti et au juriste de l'État du bien, jamais à un modèle de contrat téléchargé.

Qui le locataire appellera-t-il, et sous quel délai ?
La question s'adresse à la société de gestion pressentie. Une bonne réponse nomme la personne habilitée à recevoir les notifications, donne un délai de réponse pour une urgence et pour une demande courante, et dit comment le propriétaire en est informé. Un numéro générique sans délai écrit n'en est pas une.
Comment les candidats sont-ils sélectionnés, et par écrit ?
La question s'adresse au gestionnaire. Une bonne réponse décrit des critères écrits, appliqués de la même façon à chaque candidat, dit qui envoie la notification de refus prévue par la loi fédérale, et confirme qu'aucune annonce n'exprime de préférence liée à une catégorie protégée par l'État ou par le Fair Housing Act.
Quel préavis avant d'entrer, et qui prévient le locataire ?
La question s'adresse au juriste de l'État ou au gestionnaire. Une bonne réponse cite le texte de l'État, vingt-quatre heures en Floride par exemple, précise les horaires permis et la forme de la notification, et dit qui consigne chaque passage. En France, la réponse tient dans la loi de 1989.

Sources : statuts de Floride, édition 2026, articles 83.50 et 83.53 ; 42 U.S. Code § 3604(c) ; loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 4.

Notre réponse

Nous préparons la décision, pas la relation locative

Nos opérations publiées sont des achats-reventes : le bien est acheté vide, rénové, remis sur le marché, et aucun locataire n'y entre. La relation locative ne se pose que si l'investisseur choisit de garder le bien. Ce choix se fait avant l'achat, parce qu'il change le marché visé et la gestion à prévoir.

Un propriétaire lassé des conflits locatifs en France ne trouvera pas aux États-Unis une location sans règles. Il trouvera des règles différentes, plus écrites, appliquées par un gestionnaire qu'il faut choisir et contrôler. Ce qui reste à sa charge à distance est décrit dans l'article sur la gestion à 8 000 km.

IMMO US n'est ni un conseiller en investissements financiers, ni un intermédiaire en opérations de banque, ni un agent immobilier au sens de la réglementation française. Nous ne sélectionnons aucun locataire. Le choix de louer ou de revendre est une question de l'audit.

Source : méthode d'IMMO US, décrite sur la page méthode ; catalogue des opérations et statuts des chiffres.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande sur ce sujet

Quelle loi encadre la relation entre bailleur et locataire en France ?
La loi du 6 juillet 1989, la même sur tout le territoire. Ses règles sont d'ordre public : une clause du bail qui les contredit est réputée non écrite. Elle fixe la durée du bail, le dépôt de garantie, le congé du bailleur et ses motifs, les visites, et renvoie au décret sur le logement décent pour l'état du bien loué.
Qui écrit les règles de la location résidentielle aux États-Unis ?
Chaque État, et parfois chaque ville. Le droit de la location relève d'abord de l'État : le cadre fédéral porte pour l'essentiel sur l'interdiction de discriminer, avec le Fair Housing Act, et sur l'usage des rapports de crédit des candidats. Le dépôt, les préavis, l'entretien et l'accès au logement se lisent donc dans le droit de l'État où se trouve le bien.
Qu'est-ce que l'implied warranty of habitability ?
C'est la garantie que le logement loué reste habitable, attachée au bail même quand le contrat n'en dit rien. La cour d'appel fédérale du District de Columbia l'a reconnue pour la première fois en 1970 dans l'arrêt Javins v. First National Realty, et la plupart des juridictions américaines la reconnaissent. Elle se rapproche de l'obligation française de louer un logement décent.
Un bail américain peut-il alléger l'obligation d'entretien du propriétaire ?
En règle générale, l'obligation d'entretien du logement reste au propriétaire. La Floride prévoit une exception : pour une maison individuelle ou un duplex, l'obligation de l'article 83.51(1), qui porte sur le respect des codes ou, à défaut, sur la structure et la plomberie, peut être aménagée par écrit. Pour ces mêmes biens, le détecteur de fumée est dû à l'entrée du locataire, sauf accord écrit contraire.
Que peut faire un locataire français si son logement n'est pas décent ?
Il le signale d'abord au bailleur par lettre recommandée. Faute de solution, il peut saisir le juge des contentieux de la protection, qui peut réduire le loyer ou en suspendre le paiement. Pour un bail signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis 2025, un logement classé G au diagnostic de performance énergétique ne remplit plus le critère énergétique de la décence.
Un bailleur français peut-il entrer chez son locataire sans son accord ?
Il ne le peut pas. Pour des travaux, il notifie leur nature et leur durée par lettre recommandée, et l'accès n'est pas dû le week-end ni les jours fériés. Pour une vente ou une relocation, les visites se fixent d'un commun accord, jamais un jour férié ni plus de deux heures un jour ouvrable.
Quel préavis un propriétaire floridien doit-il donner avant d'entrer ?
Vingt-quatre heures au moins pour une réparation, selon l'article 83.53 des statuts de Floride, avec une entrée entre 7 h 30 et 20 h. En cas d'urgence, aucun préavis n'est exigé. Le locataire ne peut pas refuser l'accès sans motif raisonnable, et le bailleur ne peut pas user de ce droit pour le harceler.
Quels justificatifs un bailleur français peut-il réclamer à un candidat ?
Une liste fermée : une pièce d'identité, un justificatif de domicile, des documents sur la situation professionnelle et sur les revenus. Un relevé de compte, un contrat de mariage ou une photographie ne peuvent pas être exigés. Le bailleur qui en demande davantage encourt jusqu'à 3 000 € d'amende, 15 000 € pour une personne morale.
Quelles catégories de candidats le Fair Housing Act protège-t-il ?
Sept, selon le ministère américain du logement : la race, la couleur, l'origine nationale, la religion, le sexe, la situation familiale et le handicap. Les États peuvent en ajouter. Le Michigan protège aussi l'âge, la situation matrimoniale, l'orientation sexuelle et l'identité ou l'expression de genre, au titre de l'article MCL 37.2502.
Un particulier qui loue sa propre maison échappe-t-il au Fair Housing Act ?
En partie, et sous conditions. La loi fédérale exempte le particulier qui loue lui-même une maison individuelle, s'il n'en possède pas plus de trois et ne passe ni par un agent immobilier ni par un professionnel de la location. L'exemption ne couvre jamais une annonce discriminatoire, et la loi de l'État, qui peut être plus large, continue de s'appliquer.
Que doit faire un bailleur américain qui refuse un candidat sur rapport de crédit ?
Le lui notifier, de préférence par écrit. La notification nomme l'organisme qui a fourni le rapport, précise que cet organisme n'a pas pris la décision, et rappelle au candidat son droit de contester le rapport et d'en obtenir une copie gratuite s'il la demande dans les soixante jours, selon la Federal Trade Commission.
Un bailleur floridien peut-il sanctionner un locataire qui s'est plaint ?
L'article 83.64 des statuts de Floride le lui interdit. Augmenter le loyer ou réduire les services de façon discriminatoire, ou engager une procédure, principalement pour punir un locataire de bonne foi qui a signalé une infraction aux autorités ou s'est plaint auprès de lui, constitue des représailles. Le bailleur qui prouve un motif réel, comme un impayé, n'est pas visé par cette interdiction.

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Rédigé par K. Le Lay · LLK Invest LLCPartenaire IMMO US

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