Acheter un bien aux États-Unis ne donne aucun droit d'y vivre : sans visa, le séjour s'arrête à 90 jours, sans emploi. Rester suppose un statut, comme un visa de travail demandé par un employeur ou une carte verte, la famille en ayant reçu 64,4 % pour l'exercice 2023, notre calcul sur le DHS. Selon l'IRS, 31 jours dans l'année et 183 pondérés sur trois ans font un résident fiscal.
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+ de 400 k€ ? En parler maintenant avec Enzo sur WhatsApp Vérifier que nous existonsExpatriation aux États-Unis : préparer son départ depuis la France, du visa à l'assurance maladie
Acheter un bien aux États-Unis n'ouvre aucun droit d'y vivre. Au-delà de 90 jours sans visa, il faut un statut, comme un visa de travail demandé par un employeur ou une carte verte, obtenue surtout par la famille. Au 31 décembre 2025, 168 529 Français étaient inscrits au registre consulaire aux États-Unis. Cet article dit ce que le départ demande des deux côtés : statut, impôt, protection sociale.
Sources : Département d'État, pages sur le programme d'exemption de visa, les visas de travail temporaires et l'immigration familiale, sans date affichée ; ministère de la Sécurité intérieure (DHS), Yearbook of Immigration Statistics 2023, table 6 ; ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, Rapport du Gouvernement sur la situation des Français établis hors de France, édition 2026 ; tous lus le 18 octobre 2026.
Acheter un bien aux États-Unis ne donne aucun droit d'y vivre : sans visa, le séjour s'arrête à 90 jours, sans emploi. Rester suppose un statut, comme un visa de travail demandé par un employeur ou une carte verte, la famille en ayant reçu 64,4 % pour l'exercice 2023, notre calcul sur le DHS. Selon l'IRS, 31 jours dans l'année et 183 pondérés sur trois ans font un résident fiscal.
La question
Investir aux États-Unis et y vivre : deux projets que le droit sépare
Vous investissez aux États-Unis, ou vous y pensez, et l'idée de vous y installer fait son chemin. Avant de fixer une date, trois questions demandent une réponse : le droit de rester, le pays de l'impôt, la couverture en cas de maladie. Un achat immobilier ne répond à aucune des trois.
L'idée reçue veut qu'un bien acheté ouvre la porte du pays. Acheter ne demande pourtant aucun visa et n'en donne aucun, et l'immobilier passif, location comme achat-revente, est exclu du visa d'investisseur E-2, comme l'explique l'article sur le visa E-2.
Au 31 décembre 2025, 168 529 Français étaient inscrits au registre consulaire aux États-Unis, deuxième pays d'inscription après la Suisse, en hausse de 5,3 % sur un an, selon le rapport du Gouvernement. L'inscription étant volontaire, le ministère prévient que ce registre ne donne pas le nombre exact de Français établis à l'étranger.
Sources : ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, Rapport du Gouvernement sur la situation des Français établis hors de France, édition 2026, PDF du 18 août 2026, texte et tableau des inscrits par pays, lu le 18 octobre 2026.
Le séjour
Au-delà de 90 jours, il faut un statut, et l'achat n'en donne aucun
Sans visa, un Français muni d'un passeport électronique séjourne 90 jours au plus, pour tourisme ou affaires, avec l'autorisation ESTA, à 40,62 $ depuis le 16 octobre 2026, selon l'avis du CBP. Selon le Département d'État, ce séjour exclut l'emploi, ne se prolonge pas et ne permet pas de changer de statut sur place.
Pour travailler comme salarié, il faut un employeur : avant un visa H-1B, L-1 ou O-1, il fait approuver une pétition par l'USCIS, les services fédéraux de l'immigration. La loi plafonne le H-1B à 65 000 visas par an, plus 20 000 pour des diplômés d'un master ou plus d'une université américaine, et le séjour à six ans.
Pour s'installer à titre permanent, il faut une carte verte, le statut de résident permanent. Elle passe surtout par la famille : un citoyen ou un résident permanent dépose une pétition pour un proche, que l'USCIS doit approuver. Par l'emploi, c'est en général l'employeur qui dépose la demande, sur le formulaire I-140.
- Depuis le 21 septembre 2025, l'entrée d'un salarié H-1B qui se trouve hors des États-Unis suppose, sauf exceptions, un paiement de 100 000 $ par l'employeur, selon une proclamation présidentielle. La mesure est prolongée jusqu'au 21 septembre 2027. Une redevance de 103 265 $ par pétition soumise au plafond, proposée le 25 août 2026, reste un projet.
- L'exercice 2023 compte 1 172 910 nouvelles cartes vertes, chiffres arrondis du DHS les plus récents. La part de la famille y atteint 64,4 %, celle de l'emploi 16,8 %, celle de la loterie 5,7 %, et celle des 4 480 bénéficiaires nés en France 0,38 %, notre calcul.
- L'EB-5 demande d'investir 1 050 000 $, ou 800 000 $ en zone d'emploi ciblée, et de créer au moins dix emplois à temps plein : une entreprise, pas un achat immobilier. Montants en vigueur au 18 octobre 2026, à vérifier à la date du dossier.
- La loterie offre jusqu'à 55 000 visas par an. Pour l'édition 2027, l'inscription coûtera 1 $. Au 20 octobre 2026, aucune date n'était annoncée, et la délivrance de ces visas restait suspendue depuis fin août. Le 14 octobre, un tribunal fédéral de Californie avait pourtant ordonné au Département d'État, à titre provisoire, d'ouvrir l'inscription pour trente jours.
Sources : Département d'État, pages sur le programme d'exemption de visa, les visas de travail temporaires, l'immigration familiale et l'immigration par l'emploi, sans date affichée, et avis sur la délivrance des visas de la loterie, mis à jour le 31 août 2026 ; CBP, avis publié au Federal Register le 1er octobre 2026, lu le 20 octobre 2026 ; loi fédérale 8 U.S.C. 1184 ; Proclamation 11069 du 18 septembre 2026 ; DHS, projet de règle du 25 août 2026 et Yearbook of Immigration Statistics 2023, tables 3 et 6 ; USCIS, Policy Manual, et Congressional Research Service, note IF13040 du 23 juin 2025, sur l'EB-5 ; règle du 11 mars 2026 sur la loterie et recherche dans le Federal Register du 20 octobre 2026 ; tribunal fédéral du district sud de Californie, injonction provisoire du 14 octobre 2026 (RedEagle v. Rubio), lue le 20 octobre 2026 ; autres pages lues le 18 octobre 2026 ; parts calculées par nous.
La fiscalité
Partir déplace en général la résidence fiscale, et les déclarations changent des deux côtés
Côté américain, l'IRS tient pour résident fiscal celui qui passe au moins 31 jours aux États-Unis dans l'année et 183 jours sur trois ans. Il compte tous les jours de l'année, un tiers de ceux de l'année précédente et un sixième de ceux d'avant. Le résident est imposé comme un citoyen, sur ses revenus mondiaux.
Dans l'exemple de l'IRS, 120 jours par an pendant trois ans font 180 jours pondérés : pas de résidence. Le seuil est atteint vers 122 jours par an, trois années de suite, notre calcul. Sous 183 jours dans l'année, l'exception des liens plus étroits avec un autre pays reste possible, avec le formulaire 8840.
Tant que vous n'êtes pas résident américain, vos revenus américains suivent la fiscalité du non-résident, décrite dans l'article sur la fiscalité américaine, et la convention, détaillée dans celui sur la convention fiscale. Résident, par vos jours de présence ou la carte verte, vous changez de cadre et de déclarations.
- Résident américain, vous déclarez au FinCEN, sur le FBAR, vos comptes étrangers dès que leur total dépasse 10 000 $ à un moment de l'année. Vous joignez à votre déclaration le formulaire 8938 au-delà de 50 000 $ d'actifs financiers étrangers au 31 décembre ou de 75 000 $ à un moment de l'année. Ce sont les seuils d'une personne seule vivant aux États-Unis.
- Si les deux pays vous tiennent pour résident, l'article 4 de la convention de 1994 tranche par le foyer d'habitation permanent. Il tranche ensuite par le centre des intérêts vitaux, le séjour habituel et la nationalité, enfin par accord entre les deux administrations.
- Le départ transfère « généralement » la résidence fiscale dans le pays d'accueil, sauf par exemple si la famille reste en France, selon le ministère. L'année du départ, vous déposez la déclaration 2042 jusqu'au départ, puis la 2042-NR pour les revenus de source française perçus ensuite.
- L'exit tax vise les plus-values latentes de titres valant au moins 800 000 € ou représentant au moins 50 % des bénéfices sociaux d'une société. Elle s'applique après au moins six ans de résidence fiscale française sur les dix précédant le départ. Elle vise désormais aussi les titres de sociétés à prépondérance immobilière soumises à l'impôt sur les sociétés.
Sources : IRS, pages « Substantial Presence Test », revue le 14 mars 2026, « Taxation of U.S. residents », 25 juin 2026, « Conditions for a closer connection to a foreign country », 16 juillet 2026, et « Comparison of Form 8938 and FBAR Requirements », 19 septembre 2026 ; convention fiscale franco-américaine du 31 août 1994, article 4, texte anglais publié par l'IRS ; impots.gouv.fr, fiches sur le départ à l'étranger, modifiées le 25 juin 2026 et le 17 décembre 2025, et sur l'exit tax, modifiée le 10 mars 2026 ; pages lues le 18 octobre 2026 ; ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, guide « Expatriation : partir et revenir l'esprit tranquille », lu le 20 octobre 2026 ; seuil de jours calculé par nous.
La protection sociale
L'accord de 1987 coordonne les retraites, pas l'assurance maladie
L'accord de sécurité sociale du 2 mars 1987, en vigueur depuis le 1er juillet 1988, coordonne les pensions de vieillesse, d'invalidité et de survivants, dès six trimestres d'assurance américains, selon le Cleiss. Chaque pays paie les périodes accomplies sous sa législation, précise-t-il. Préparer sa retraite sans partir est l'objet de l'article sur la retraite.
L'assurance maladie n'est pas coordonnée : l'accord « ne prévoit aucune disposition de coordination en matière d'assurance maladie et maternité », écrit le Cleiss. Le salarié expatrié n'est plus rattaché au régime français ; il peut adhérer à la Caisse des Français de l'étranger, sans être dispensé des cotisations obligatoires de son pays de résidence.
Aux États-Unis, l'assurance santé passe d'abord par l'emploi : elle couvrait en 2025 une part de 53,5 % de la population, selon le Census Bureau. Selon la KFF, fondation de recherche, un contrat d'entreprise coûtait en moyenne 9 325 $ par an pour une personne et 26 993 $ pour une famille en 2025, part de l'employeur comprise.
- Le salarié payait en moyenne 6 850 $ du coût annuel d'un contrat familial en 2025, selon la KFF, qui mesure les contrats d'entreprise, pas l'assurance individuelle, dont nous n'avons pas lu les tarifs.
- La Caisse des Français de l'étranger, 173 000 adhérents dans 160 pays, affiche des offres à partir de 87 € par mois au-delà de 30 ans, 57 € en deçà, 147 € pour un retraité.
- Le régime américain demande 40 trimestres, soit dix années de travail, pour une pension ; en 2026, un trimestre se valide à partir de 1 890 $ de revenus, selon le Cleiss.
Sources : Cleiss, pages sur l'accord de sécurité sociale franco-américain et sur l'expatriation aux États-Unis, non datées, et « Le régime américain de sécurité sociale », édition 2026 ; service-public.fr, fiche F55, vérifiée le 10 août 2022 ; Caisse des Français de l'étranger, page d'accueil, et rapport du Gouvernement sur les Français établis hors de France, édition 2026 ; KFF, 2025 Employer Health Benefits Survey, 22 octobre 2025 ; Census Bureau, rapport P60-291, 15 septembre 2026 ; pages lues le 18 octobre 2026 ; ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, guide de l'expatriation, lu le 20 octobre 2026.
Trois questions
Trois questions à régler avant de fixer une date de départ
Les tendances nationales, de la migration vers les États-Unis aux déménagements des Américains, ne disent rien d'un dossier personnel. Trois réponses écrites le décrivent, avant de fixer une date.
Sur quel fondement resterez-vous plus de 90 jours, et qui déposera la demande ?
Où serez-vous résident fiscal l'année du départ, et l'exit tax vous concerne-t-elle ?
Qui paiera vos soins entre le départ et votre premier contrat américain ?
Sources : USCIS, page « More Information About Case Processing Times » ; IRS, page « Substantial Presence Test », revue le 14 mars 2026 ; impots.gouv.fr, fiches sur le départ à l'étranger et sur l'exit tax ; Cleiss, page sur l'expatriation aux États-Unis ; pages lues le 18 octobre 2026 ; ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, page « Santé » des Conseils aux voyageurs, mise à jour le 2 octobre 2026, lue le 20 octobre 2026.
Notre réponse
Nous accompagnons un investissement, pas un départ
IMMO US accompagne et coordonne des opérations immobilières aux États-Unis pour des investisseurs francophones : achat, rénovation, revente. Nos opérations publiées sont des achats-reventes de maisons existantes, à Detroit et à Washington, plus un scénario chiffré à Miami ; aucune ne suppose que l'investisseur vive aux États-Unis, et aucun chiffre publié n'intègre de revenu locatif.
Pour un investisseur venu de France, s'installer change d'abord sa situation personnelle : son statut, son impôt, sa couverture maladie. Nous n'administrons aucun dossier auprès d'un organisme public américain : le visa et la carte verte relèvent d'un avocat d'immigration, la fiscalité personnelle d'un fiscaliste, tous deux indépendants, la protection sociale du Cleiss et des caisses.
IMMO US n'est ni un conseiller en investissements financiers, ni un intermédiaire en opérations de banque, ni un agent immobilier au sens de la réglementation française. Ce que votre projet d'installation change à votre investissement se regarde à l'audit.
Source : méthode d'IMMO US, décrite sur la page méthode ; catalogue des opérations et statuts des chiffres.
Questions fréquentes
Ce qu'on nous demande sur ce sujet
Combien de Français sont inscrits au registre consulaire aux États-Unis ?
Quelle part des cartes vertes américaines est accordée au titre de la famille ?
Combien de visas H-1B la loi américaine autorise-t-elle chaque année ?
La loterie de la carte verte est-elle ouverte pour l'édition 2027 ?
Passer 120 jours par an aux États-Unis rend-il résident fiscal américain ?
Quels comptes hors des États-Unis un résident fiscal américain doit-il déclarer ?
Quelles déclarations de revenus déposer en France l'année du départ à l'étranger ?
Qui est concerné par l'exit tax en quittant la France ?
L'accord de sécurité sociale franco-américain couvre-t-il l'assurance maladie ?
Combien coûte l'assurance santé proposée par un employeur américain ?
Un salarié expatrié aux États-Unis reste-t-il affilié à la Sécurité sociale française ?
Un retraité français installé aux États-Unis continue-t-il de toucher sa pension ?
Vous investissez aux États-Unis et pensez à vous y installer ? Dites-le à l'audit : l'opération se prépare sans titre de séjour, et le départ, avec un avocat d'immigration et un fiscaliste.
Réserver un audit avec EnzoEnzo revient vers vous sous 48 heures avec un premier cadrage écrit.
Rédigé par K. Le Lay · LLK Invest LLCPartenaire IMMO US
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Le premier réflexe de cet article vaut aussi pour nous : ne nous croyez pas sur parole. Les deux structures d'Enzo sont inscrites aux registres publics, consultables en direct, sans compte.
La société française au registre national ↗ La LLC américaine au registre de Floride ↗
La fiche française s'ouvre directement. Pour la LLC, la page du registre demande un numéro : saisissez L26000007819.
Le témoignage
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Son point de départ, ce qui l'inquiétait, comment l'opération s'est déroulée. Sans script, sans montage de complaisance.
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Se faire accompagner pour investir aux États-Unis : 17 questions, sans engagement. À la fin, soit votre projet entre dans notre cadre et vous accédez à un créneau, soit il est trop tôt et nous vous le disons franchement.
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