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Article 72 du 13 min de lecture

Gagner des dollars : diversifier ses revenus par la devise, sans parier sur le change

On présente souvent le dollar comme un abri pour l'épargnant français. En 2026, les chiffres officiels sont plus nuancés : l'euro vaut plus de dollars qu'à la fin de 2024, et les prix montent plus vite aux États-Unis qu'en France. Cet article dit ce qu'une part de revenus en dollars apporte à un patrimoine, et ce qu'elle coûte.

Sources : Banque centrale européenne, historique des cours de référence de l'euro, fichier du 16 octobre 2026 ; Bureau of Labor Statistics, indice des prix à la consommation de septembre 2026, publié le 14 octobre 2026 ; Insee, Informations rapides n° 247, 15 octobre 2026.

Gagner des dollars diversifie un patrimoine, sans parier sur le change. Selon la Banque de France et notre calcul, 56,5 % des principaux placements financiers des ménages français étaient en euros par nature au premier trimestre 2026. Une part en dollars expose à d'autres taux, 3,75 à 4 % pour la Réserve fédérale à la mi-octobre 2026, et coûte un cours qui bouge, deux administrations fiscales et des frais.

La question

Une part de revenus en dollars, pour quoi faire, et à quel prix

Un ménage français gagne, épargne et dépense en euros. Son salaire ou sa pension, son livret, son assurance vie et, s'il en est propriétaire, son logement dépendent de la même économie, de la même banque centrale et de la même devise. Pour la moitié des ménages, en 2024 selon l'Insee, l'immobilier, surtout la résidence principale, fait l'essentiel du patrimoine.

L'idée répandue fait du dollar un abri contre un euro qui baisserait. Les cours de la Banque centrale européenne (BCE) disent autre chose. L'euro valait 1,0389 dollar le 31 décembre 2024 et 1,1253 dollar le 16 octobre 2026, une hausse de 8,3 %, notre calcul. Il a pourtant reculé de 4,0 % depuis le 2 janvier 2026.

Cet article traite la devise comme une dimension du patrimoine, au même titre que la nature d'un placement ou le pays d'un bien, pas comme un pari. Il ne prévoit aucun cours : il compare ce qui est publié des deux côtés, puis dit ce qu'une part en dollars coûte.

Sources : Insee, Focus n° 371, « Les montants de patrimoine détenus par les ménages en 2024 », 9 décembre 2025 ; Banque centrale européenne, historique des cours de référence de l'euro, fichier du 16 octobre 2026 ; lus le 18 octobre 2026 ; variations calculées par nous.

Le patrimoine

Une épargne en euros pour l'essentiel, et presque rien d'émis hors de France

Au premier trimestre 2026, les ménages français détenaient 6 551 milliards d'euros de principaux placements financiers, selon la Banque de France. Une part de 56,5 %, soit 3 701 milliards, était en euros par construction, notre calcul : fonds en euros de l'assurance vie et de l'épargne retraite, épargne réglementée, dépôts à vue, comptes à terme et livrets ordinaires.

Ce qui est émis hors de France pèse peu. Au deuxième trimestre 2026, les actions cotées, parts de fonds et titres de créance émis par des non-résidents et détenus par les ménages atteignaient 237 milliards d'euros. C'est une part de 3,1 % de leur actif financier total, notre calcul sur les comptes financiers de la Banque de France.

  • La statistique trimestrielle de la Banque de France ne donne pas la devise des actions, des fonds et des unités de compte : aucune des sources lues ne dit quelle part de l'épargne des ménages est en dollars.
  • Début 2024, 78,1 % des ménages résidant en France détenaient un livret A, 41,7 % une assurance vie et 17,4 % des valeurs mobilières, selon l'Insee.
  • Du 1er août 2026 au 31 janvier 2027, le taux d'intérêt annuel du livret A est de 1,7 %, exonéré d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, pour un plafond de 22 950 €.

Placer une partie de ses revenus et de ses actifs en dollars ouvre ce patrimoine à une deuxième économie, une deuxième banque centrale et une deuxième inflation. Le dollar est la première monnaie de réserve : 56,70 % des réserves de change mondiales au deuxième trimestre 2026, selon le Fonds monétaire international, contre 20,60 % pour l'euro.

Sources : Banque de France, Stat Info « Épargne des ménages » du 1er trimestre 2026, publié le 17 août 2026, et comptes financiers des ménages sur Webstat, 2e trimestre 2026, mis à jour le 15 octobre 2026 ; Insee, Focus n° 354, 14 mai 2025 ; Service-Public, fiche « Livret A », vérifiée le 1er août 2026 ; FMI, Data Brief sur la composition des réserves de change, 30 septembre 2026 ; lus le 18 octobre 2026 ; parts calculées par nous.

Taux et inflation

Des taux plus hauts aux États-Unis qu'en France, et une inflation plus haute aussi

Le 10 septembre 2026, la BCE a relevé ses trois taux de 25 points de base ; sa facilité de dépôt est à 2,50 % depuis le 16 septembre. Ce jour-là, la Réserve fédérale portait la fourchette des fed funds, son taux directeur, à 3,75 à 4 %, sa première hausse de l'année, en écrivant que l'inflation restait élevée.

L'inflation américaine est, elle aussi, plus haute qu'en France. En septembre 2026, les prix à la consommation ont augmenté de 3,7 % sur un an aux États-Unis, selon le Bureau of Labor Statistics. La hausse était de 3,1 % en France selon l'indice de l'Insee, 3,4 % selon l'indice harmonisé, et 3,8 % dans la zone euro, selon Eurostat.

  • À court terme, le taux effectif des fed funds était de 3,88 % le 15 octobre 2026, contre 2,50 % pour la facilité de dépôt de la BCE : un écart de 1,38 point, notre calcul.
  • Le taux des emprunts de l'État américain à 10 ans était de 5,10 % le 15 octobre 2026, contre 4,19 % le 2 janvier, selon la Réserve fédérale.
  • Celui de l'État français, le taux de l'échéance constante à 10 ans publié par la Banque de France, était de 4,794 % le 16 octobre : autour de 0,3 point de moins, notre calcul, à un jour d'intervalle.
  • Diminués de l'inflation de septembre sur un an, ces taux à 10 ans laissent environ 1,4 point aux États-Unis et 1,7 point en France, notre calcul. C'est un ordre de grandeur, sur des indices de prix qui ne se mesurent pas de la même façon.

Détenir des dollars, c'est donc s'exposer à une autre politique monétaire et à une autre inflation : c'est ce que veut dire diversifier. Elle n'assure pas un taux réel plus haut, et l'écart de cet automne ne dit rien des années suivantes : chaque décision se lit à sa date.

Sources : Réserve fédérale, communiqué du FOMC du 16 septembre 2026 et statistiques H.15 publiées le 16 octobre 2026 ; Banque centrale européenne, décisions de politique monétaire du 10 septembre 2026 ; Banque de France, Webstat, taux de l'échéance constante à 10 ans au 16 octobre 2026 ; Bureau of Labor Statistics, indice des prix à la consommation de septembre 2026, publié le 14 octobre 2026 ; Insee, Informations rapides n° 247, 15 octobre 2026 ; Eurostat, indice des prix harmonisé, mis à jour le 16 octobre 2026 ; lus le 18 octobre 2026 ; écarts calculés par nous.

Les coûts

Un cours qui bouge, deux administrations fiscales et des frais de conversion

Le premier coût est un cours qui bouge, dans les deux sens. Un revenu de 1 000 dollars par mois valait 963 euros au cours de la BCE du 31 décembre 2024, 853 euros à celui du 2 janvier 2026 et 889 euros à celui du 16 octobre. C'est notre calcul, avant tout frais et tout impôt.

  • En 2025, l'euro est passé de 1,0389 dollar le 31 décembre 2024 à 1,1750 dollar le 31 décembre 2025 : une hausse de 13,1 %, notre calcul, qui a réduit la valeur en euros d'un revenu en dollars.
  • En 2026, l'euro a reculé de 4,0 % entre le 2 janvier (1,1721 dollar) et le 16 octobre (1,1253 dollar), avec un plus haut à 1,1974 le 28 janvier et un plus bas à 1,1177 le 7 octobre. C'est notre calcul.
  • Sur vingt ans, du sommet du 15 juillet 2008 (1,5990 dollar) au creux du 28 septembre 2022 (0,9565 dollar), l'euro a perdu 40,2 % face au dollar, notre calcul.

Le deuxième coût est administratif. Aux États-Unis, un loyer subit une retenue de 30 % sur son montant brut, sauf option pour un impôt sur le net, déclaré sur la 1040-NR. En France, il se déclare sur la 2047, au cours du jour d'encaissement, avec un crédit d'impôt, que détaille l'article sur la convention fiscale.

Le troisième coût est la conversion. Le règlement européen 2021/1230 n'en plafonne pas le prix. Ses règles de transparence sur la conversion, pour une carte comme pour un virement en ligne, ne visent que les paiements libellés en euros ou dans une autre monnaie de l'Union, pas en dollars. Le coût se compare donc, banque par banque.

Sources : Banque centrale européenne, historique des cours de référence de l'euro, fichier du 16 octobre 2026 ; IRS, page sur les revenus FDAP, mise à jour le 23 juillet 2026, et Publication 519 (2025), mise à jour le 30 avril 2026 ; DGFiP, notice de la déclaration 2047, millésime 2026 ; règlement (UE) 2021/1230 du 14 juillet 2021, texte codifié du règlement (CE) n° 924/2009, Journal officiel de l'Union européenne, lu le 20 octobre 2026 ; Service-Public, fiche « Virement bancaire », vérifiée le 1er septembre 2026 ; lus le 18 octobre 2026 ; conversions et variations calculées par nous.

Trois questions

Trois questions à se poser avant de chercher un revenu en dollars

Gagner une partie de ses revenus en dollars ne se décide pas sur une opinion de change. Elle se prépare sur trois points, avant le premier dollar encaissé : la monnaie dans laquelle vous dépenserez cet argent, le compte qui le recevra, et la façon dont il sera déclaré des deux côtés de l'Atlantique.

Dans quelle monnaie dépenserez-vous cet argent ?
Si vos dépenses restent en euros, chaque dollar sera converti un jour, à un cours que personne ne connaît d'avance, et qui a varié dans les deux sens en 2025 et en 2026. Une bonne réponse dit quelle part reste en dollars, et pour quel usage. L'effet du change sur une opération est détaillé dans l'article sur le risque de change.
Sur quel compte arriveront les dollars, et comment le déclarer ?
Pour un particulier, un compte dont l'IBAN ne commence pas par FR est un compte étranger, selon Service-Public. Il se déclare chaque année sur le formulaire 3916, s'il a été ouvert, détenu, utilisé ou clos dans l'année, sous peine d'une amende de 1 500 € par compte. Le compte d'une société américaine est traité dans l'article sur le compte bancaire américain.
Le revenu visé est-il un loyer ou le produit d'une revente ?
Les deux ne suivent pas la même règle. Pour un loyer, la convention fiscale de 1994 prévoit en France un crédit d'impôt égal à l'impôt français ; pour une plus-value immobilière, un crédit égal à l'impôt payé aux États-Unis, dans la limite de l'impôt français. Le choix de l'option et de la structure relève d'un fiscaliste ; la revente est détaillée dans l'article sur la plus-value.

Sources : Service-Public, fiches « Doit-on déclarer les comptes ouverts à l'étranger ? », vérifiée le 9 juillet 2026, et « Déclaration 2026 des comptes ouverts, utilisés ou clos à l'étranger », vérifiée le 15 avril 2026 ; IRS, texte de la convention fiscale franco-américaine du 31 août 1994, article 24 ; lus le 18 octobre 2026.

Notre réponse

Chez IMMO US, un revenu en dollars est le produit d'une revente

IMMO US accompagne et coordonne des opérations immobilières aux États-Unis pour des investisseurs francophones : achat, rénovation, revente. Nos opérations publiées portent sur des maisons existantes, à Detroit et à Washington, plus un scénario chiffré à Miami. Aucun chiffre publié n'intègre de revenu locatif : dans ces opérations, le revenu en dollars est le produit de la revente.

Pour un investisseur venu de France, ce produit arrive en dollars, et la suite lui appartient : convertir, garder ou réinvestir. Nous ne faisons aucune prévision de change. Le loyer comme complément de pension est traité dans l'article sur la retraite ; l'économie américaine, dans ceux sur la croissance et sur les fondamentaux du marché.

IMMO US n'est ni un conseiller en investissements financiers, ni un intermédiaire en opérations de banque, ni un agent immobilier au sens de la réglementation française. Nous n'administrons aucun dossier auprès d'un organisme public américain. Le visa, la fiscalité personnelle et le droit relèvent de professionnels indépendants. La place du dollar dans votre patrimoine se regarde à l'audit.

Source : méthode d'IMMO US, décrite sur la page méthode ; catalogue des opérations et statuts des chiffres.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande sur ce sujet

Pourquoi chercher une part de revenus en dollars quand on vit en France ?
Pour exposer une partie de son patrimoine à une autre économie, d'autres taux et une autre inflation que ceux de la zone euro. Au premier trimestre 2026, 56,5 % des principaux placements financiers des ménages français étaient en euros par nature, selon notre calcul sur les chiffres de la Banque de France. Une part en dollars n'est pas un pari sur le change, mais elle a son propre risque.
Un revenu en dollars garde-t-il sa valeur pour un ménage qui dépense en euros ?
Pas mécaniquement. Selon les cours de la Banque centrale européenne, l'euro est passé de 1,0389 dollar fin 2024 à 1,1253 dollar le 16 octobre 2026, une hausse de 8,3 %, notre calcul. Les revenus en dollars ont perdu de la valeur en euros. Et en septembre 2026, les prix montaient de 3,7 % sur un an aux États-Unis, contre 3,1 % en France, selon le Bureau of Labor Statistics et l'Insee.
Quelle part de l'épargne des ménages français est placée hors de France ?
Une faible part. Au deuxième trimestre 2026, les titres émis hors de France que détenaient les ménages, actions cotées, parts de fonds et titres de créance, représentaient 237 milliards d'euros. Cela fait 3,1 % de leur actif financier total, selon notre calcul sur les comptes financiers de la Banque de France. Une partie de ces titres est elle-même en euros.
Le dollar a-t-il monté ou baissé face à l'euro en 2026 ?
Il a monté depuis janvier. Selon les cours de référence de la Banque centrale européenne, l'euro valait 1,1721 dollar le 2 janvier 2026 et 1,1253 dollar le 16 octobre, un recul de 4,0 %, notre calcul. En 2025, le mouvement était inverse : l'euro avait gagné 13,1 % face au dollar entre le 31 décembre 2024 et le 31 décembre 2025, notre calcul.
Combien vaut en euros un revenu de 1 000 dollars par mois ?
Cela dépend du jour de la conversion. Au cours de référence de la Banque centrale européenne, 1 000 dollars valaient 963 euros le 31 décembre 2024, 853 euros le 2 janvier 2026 et 889 euros le 16 octobre 2026. C'est notre calcul, avant tout frais et tout impôt. Ce cours n'est pas celui d'une transaction : la banque centrale le publie pour information.
L'euro est-il déjà passé sous la parité avec le dollar ?
Sur deux périodes depuis sa création, selon l'historique des cours de référence de la Banque centrale européenne. La première va de janvier 2000 à décembre 2002, avec un plus bas de 0,8252 dollar le 26 octobre 2000. La seconde va du 23 août au 10 novembre 2022. Dans les deux cas, l'euro a passé quelques jours à un dollar ou plus. Il n'est plus repassé sous un dollar depuis le 11 novembre 2022. Son plus haut historique reste 1,5990 dollar, atteint le 15 juillet 2008.
Quel était le taux directeur de la Réserve fédérale à la mi-octobre 2026 ?
La fourchette des fed funds était de 3,75 à 4 % à la mi-octobre 2026. La Réserve fédérale l'avait relevée d'un quart de point le 16 septembre 2026, par 12 voix contre 0, sa première hausse de l'année, en écrivant que l'inflation restait élevée. Le taux effectif s'établissait à 3,88 % le 15 octobre 2026, selon la Réserve fédérale.
Quel était le taux de dépôt de la BCE à la mi-octobre 2026 ?
La facilité de dépôt de la Banque centrale européenne était à 2,50 % à la mi-octobre 2026, depuis le 16 septembre. Le 10 septembre, la BCE avait relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base, après une première hausse en juin 2026, de 2,00 à 2,25 %. Ce taux était de 4,00 % en septembre 2023, avant huit baisses de juin 2024 à juin 2025.
Les taux à dix ans sont-ils plus élevés aux États-Unis qu'en France ?
Un peu plus, à la mi-octobre 2026. Le taux des emprunts de l'État américain à 10 ans était de 5,10 % le 15 octobre, selon la Réserve fédérale. Celui de l'échéance constante à 10 ans de l'État français était de 4,794 % le 16 octobre, selon la Banque de France. Cela fait autour de 0,3 point d'écart, notre calcul, à un jour d'intervalle.
Quelle part des réserves de change mondiales est détenue en dollars ?
Selon le Fonds monétaire international, le dollar représentait 56,70 % des réserves de change mondiales au deuxième trimestre 2026, et l'euro 20,60 %. La Banque des règlements internationaux mesure autre chose, les échanges. En avril 2025, le dollar était d'un côté de 89 % des opérations de change, des parts qui totalisent 200 % puisque chaque opération met en jeu deux devises.
À quel cours un revenu encaissé en dollars se déclare-t-il en France ?
Au cours du jour de l'encaissement. Selon la notice de la déclaration 2047 publiée en 2026 pour les revenus de 2025, un revenu encaissé en monnaie étrangère se déclare pour sa contre-valeur en euros. Celle-ci est calculée d'après le cours du change à Paris au jour de l'encaissement. Pour les revenus immobiliers américains, la notice prévoit un crédit d'impôt égal à l'impôt français, prélèvements sociaux compris.
Combien coûte la conversion de dollars en euros à la banque ?
Aucun des textes officiels lus ne la chiffre. Le règlement européen 2021/1230, qui a codifié en 2021 le règlement 924/2009, ne plafonne pas le prix d'une conversion. Ses règles de transparence prévoient une marge exprimée en pourcentage du taux de référence de la Banque centrale européenne pour une carte, et des frais estimés annoncés avant un virement en ligne. Elles ne visent que les paiements libellés en euros ou dans une autre monnaie de l'Union, pas en dollars. Service-Public renvoie aux conditions tarifaires de chaque banque.

Vous envisagez une part de revenus en dollars ? Dites-le à l'audit : la monnaie de vos dépenses et de vos projets se regarde avant la première conversion, pas après.

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Rédigé par K. Le Lay · LLK Invest LLCPartenaire IMMO US

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