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Detroit vue du ciel : une autoroute urbaine, des maisons entre les arbres et les tours du centre au loin
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Article 73 du 13 min de lecture

Liberté géographique : travailler et investir à distance, ce que disent les chiffres et le droit

On associe la liberté géographique à un ordinateur portable et à un billet d'avion. Les chiffres officiels décrivent une pratique plus ordinaire : en septembre 2026, 21,9 % des personnes au travail aux États-Unis avaient télétravaillé, notre calcul sur les chiffres du BLS. Cet article dit ce qui se mesure, ce qui se signe de loin, et ce que la distance exige.

Sources : Bureau of Labor Statistics (BLS), tableaux A-43 et A-45 de l'enquête auprès des ménages, données brutes de septembre 2026, lus le 18 octobre 2026 ; part calculée par nous.

En septembre 2026, 21,9 % des personnes au travail aux États-Unis avaient télétravaillé, notre calcul sur le BLS, et en 2025, 20 % des salariés en France télétravaillaient au moins un jour par semaine, selon l'Insee. Selon l'ALTA, 48 États et le District of Columbia ont adopté par loi ou décret la notarisation en ligne, qui permet de signer de loin. Aucune catégorie de visa américain ne s'appelle nomade numérique.

La question

Travailler d'où l'on veut et acheter loin de chez soi, deux projets que les textes encadrent

Derrière les mots « liberté géographique », il y a souvent deux projets. Travailler sans être attaché à un bureau, parfois à un pays. Et placer son épargne dans un marché où l'on ne vit pas, ici les États-Unis, en pilotant l'opération depuis la France. Les deux ne relèvent ni des mêmes chiffres ni des mêmes règles.

L'idée reçue veut qu'un ordinateur suffise, et que le lieu ne compte plus. Les chiffres décrivent une pratique plus ordinaire. Aux États-Unis, la part des actifs qui travaillent habituellement chez eux est passée de 5,7 % en 2019 à 17,9 % en 2021, selon le Census, puis a reculé chaque année jusqu'à 12,9 % en 2025, notre calcul.

Cet article lit les mesures américaines et françaises du télétravail, puis ce qui permet d'acheter sans se déplacer, et ce qu'un visiteur n'a pas le droit de faire sur place. Il ne décrit pas une vie sans contrainte : il dit ce que la distance demande, à commencer par une équipe sur place.

Sources : Census Bureau, article du 16 janvier 2025 sur le travail à domicile, et fichiers résumés de l'American Community Survey 2024 et 2025 sur un an (table B08006), lus le 18 octobre et le 2 novembre 2026 ; parts de 2024 et 2025 calculées par nous.

Le télétravail mesuré

Aux États-Unis, un peu plus d'une personne au travail sur cinq télétravaille, selon le BLS

En septembre 2026, 34,7 millions de personnes avaient télétravaillé ou travaillé chez elles contre rémunération pendant la semaine de référence. C'est 21,9 % des 158,5 millions de personnes au travail, notre calcul sur les tableaux du Bureau of Labor Statistics (BLS). Pour 49 % d'entre elles, c'était toutes leurs heures, pour 51 % une partie seulement, selon le BLS.

  • Le BLS compte chaque mois toute personne qui a télétravaillé pendant la semaine de référence, même quelques heures, en données brutes. Il publiait un taux de 22,6 % en mars 2026, contre 17,9 % en octobre 2022, premier mois de sa série ; octobre 2025 n'a pas été collecté, faute de crédits votés.
  • Le Census Bureau retient chaque année le moyen de transport employé le plus de jours dans la semaine : qui va trois jours au bureau est compté au bureau. Selon cette mesure, 12,9 % des actifs travaillaient habituellement à domicile en 2025, après 13,3 % en 2024, notre calcul sur l'American Community Survey.
  • L'enquête du BLS sur l'emploi du temps observe un jour travaillé. En 2025, 35 % des personnes en emploi ont fait tout ou partie de leur travail chez elles les jours où elles travaillaient, et 70 % tout ou partie sur leur lieu de travail.
  • En heures, le télétravail représentait 15,0 % de toutes les heures travaillées en septembre 2026, selon le BLS.
  • Le télétravail suit le secteur : en juin 2026, 52,5 % des personnes au travail dans les activités financières avaient télétravaillé, contre 7,7 % dans l'hôtellerie, la restauration et les loisirs, selon le BLS.

En 2025, 17,4 % des actifs de l'agglomération de Washington travaillaient habituellement à domicile et 11,5 % dans celle de Detroit, notre calcul sur le Census. La part était de 22,7 % dans le District of Columbia, contre 48,3 % en 2021, même calcul. Ces parts disent comment travaillent les habitants, pas où ils s'installent.

En France, selon l'Insee, 20 % des salariés télétravaillent au moins un jour par semaine en 2025, sur une période d'observation de quatre semaines : 52 % des cadres, 8 % des employés et 0 % des ouvriers. Les définitions diffèrent de celles du BLS et du Census : ces chiffres se lisent côte à côte, pas par différence.

Sources : Bureau of Labor Statistics (BLS), tableaux A-43 à A-45 de l'enquête auprès des ménages, données brutes de septembre 2026 ; BLS, The Economics Daily des 16 avril et 29 juillet 2026, et American Time Use Survey, résultats 2025 publiés le 25 juin 2026 ; Census Bureau, American Community Survey 2021, 2024 et 2025 sur un an et définitions de 2024 ; Insee Références, fiche « Organisation du temps de travail », parue le 2 juillet 2026 ; lus le 18 octobre 2026, et l'American Community Survey 2025 le 2 novembre 2026 ; parts calculées par nous.

Investir de loin

Un achat américain peut se signer à distance dans la plupart des États, si le prêteur l'accepte

Selon l'American Land Title Association (ALTA), 48 États et le District of Columbia ont adopté une loi ou un décret sur la notarisation en ligne ; ce décompte n'est pas daté. Les consulats américains, eux, ne notarisent pas à distance, et le Département d'État prévient que des États peuvent limiter la pratique aux documents notariés dans leur ressort.

Dans le Michigan, la loi admet la notarisation sur plateforme approuvée par l'État, avec vérification d'identité à distance, sans condition écrite sur le lieu du signataire ; la plateforme et le notaire peuvent en poser. La procuration au consulat, l'apostille et les notaires en ligne de Floride et de Washington DC sont dans l'article sur l'achat sans parler anglais.

Le reste se fait aussi de loin. La société américaine (LLC) se crée sans présence physique, le compte s'ouvre au nom de la société, et le déroulé de l'achat, du séquestre à l'enregistrement au comté, passe par une title company. Mais le prêteur peut refuser un procédé de signature que l'État accepte, comme le rappelle l'article sur les délais.

Sources : American Land Title Association (ALTA), page « Digital Closings », non datée ; ambassade des États-Unis en France, page sur les services notariaux, non datée ; Département d'État, page sur les services notariaux consulaires, mise à jour le 1er octobre 2026 ; Michigan Compiled Laws, chapitre 55, texte rendu le 24 septembre 2026 ; tous lus le 18 octobre 2026.

Sur place

Le répertoire des visas ne connaît pas le nomade numérique, et le visiteur n'a pas le droit d'occuper un emploi

Le répertoire des visas du Département d'État ne compte aucune catégorie de nomade numérique. Sans autre visa, un Français entre en visiteur : sous ESTA, pour 90 jours au plus, sans prolongation ni changement de statut sur place, ou avec un visa B-1 (affaires) ou B-2 (tourisme). Les autres visas sont dans l'article sur le visa E-2.

Les pages du Département d'État interdisent au visiteur, sous ESTA comme avec un visa B-1/B-2, d'occuper un emploi, de travailler aux États-Unis (« work in the United States ») et de recevoir une rémunération d'une source américaine. Le B-1, comme l'ESTA, permet en revanche de consulter des partenaires d'affaires ou de négocier un contrat.

Sur le salarié d'un employeur français qui répond à ses courriels depuis Detroit, ces pages ne disent rien : les mots « remote work » et « telework » n'y figurent pas. Les pages officielles lues ne tranchent donc pas ce cas : c'est une question pour un avocat en immigration, que nous ne sommes pas.

Sources : Département d'État, répertoire des catégories de visas, pages sur le visa de visiteur et sur le programme d'exemption de visa, fiche sur le visa d'affaires B-1, pages non datées, lues le 18 octobre 2026.

Trois questions

Trois questions à régler avant d'acheter depuis la France

La distance ne se règle pas par la volonté, mais par des réponses précises, obtenues avant l'offre. Trois questions se posent alors : qui agit sur place, à quelle heure le joindre, et ce que l'on peut faire soi-même pendant un séjour aux États-Unis.

Qui agira sur place à votre place, et sur quelles preuves ?
La question s'adresse à l'équipe qui vous accompagne, avant l'offre. Une bonne réponse nomme qui visite et qui suit le chantier, et décrit les pièces que vous recevrez : visites filmées, factures vérifiées avant paiement, comme le montre l'article sur le terrain. Un chantier se paie par étapes, sur photos datées, le dernier versement après l'inspection finale, comme le détaille l'article sur les travaux. Un bien loué se confie à un gestionnaire dont la licence se vérifie dans l'État.
À quelle heure pourrez-vous joindre l'équipe sur place ?
Detroit et Washington sont à l'heure de l'Est, selon le texte fédéral des fuseaux horaires : six heures de moins qu'à Paris la plus grande partie de l'année. L'écart tombe à cinq heures quand l'Europe et les États-Unis ne changent pas d'heure le même dimanche. C'est le cas du 25 octobre au 1er novembre 2026, jour où les États-Unis ont quitté l'heure d'été, puis du 14 au 28 mars 2027, notre calcul. Le reste de l'année, une visite à 15 h à Detroit se suit à 21 h à Paris.
Combien de jours passerez-vous aux États-Unis, et pour y faire quoi ?
La question s'adresse à un avocat en immigration et à un fiscaliste, pas à nous. Sous ESTA, un séjour dure 90 jours au plus. Selon le test de présence substantielle de l'IRS, on devient résident fiscal américain à partir de 31 jours de présence dans l'année et de 183 jours pondérés sur trois ans, sauf exceptions. La convention fiscale de 1994 rattache l'impôt sur un salaire au lieu où l'emploi est exercé, avec un seuil de 183 jours sur douze mois. Elle rattache celui sur le revenu d'un bien au lieu où il est situé, comme l'explique l'article sur la convention.

Sources : NIST, page sur l'heure d'été, mise à jour le 9 février 2026 ; directive 2000/84/CE du 19 janvier 2001, copie hébergée par l'Observatoire de Paris ; 49 CFR partie 71, édition 2024 ; IRS, page sur le test de présence substantielle, revue le 14 mars 2026 ; DGFiP, convention fiscale franco-américaine du 31 août 1994, version consolidée ; tous lus le 18 octobre 2026 ; écarts horaires calculés par nous.

Notre réponse

Une opération pilotée depuis la France, avec une équipe sur place et des preuves datées

IMMO US accompagne et coordonne des opérations immobilières aux États-Unis pour des investisseurs francophones : achat, rénovation, revente. Nos opérations publiées sont des achats-reventes de maisons existantes, à Detroit et à Washington, plus un scénario chiffré à Miami ; aucun chiffre publié n'intègre de revenu locatif.

Pour un investisseur qui vit en France, la distance change la façon de faire, pas la décision. La société, le compte et la signature se règlent de loin, selon l'État et le prêteur, et les visites comme le chantier se suivent sur pièces datées. La présence, elle, se confie à une équipe sur place.

IMMO US n'est ni un conseiller en investissements financiers, ni un intermédiaire en opérations de banque, ni un agent immobilier au sens de la réglementation française. Nous n'administrons aucun dossier auprès d'un organisme public américain ; le visa, la fiscalité personnelle et le droit relèvent de professionnels indépendants. Ce que la distance change pour vous se regarde à l'audit.

Source : méthode d'IMMO US, décrite sur la page méthode ; catalogue des opérations et statuts des chiffres.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande sur ce sujet

Quelle part des Américains au travail télétravaille en 2026 ?
En septembre 2026, 34,7 millions de personnes avaient télétravaillé ou travaillé chez elles contre rémunération pendant la semaine de référence. C'est 21,9 % des 158,5 millions de personnes au travail, notre calcul sur les tableaux du Bureau of Labor Statistics, en données brutes. Le BLS publiait lui-même un taux de 22,6 % en mars 2026, contre 17,9 % en octobre 2022, premier mois de sa série.
Pourquoi le Census compte-t-il moins de télétravailleurs que le BLS ?
Parce qu'il ne mesure pas la même chose. Le Census Bureau retient le moyen de transport employé le plus de jours dans la semaine : un salarié qui va trois jours au bureau est compté au bureau. Il trouve 12,9 % d'actifs travaillant habituellement à domicile en 2025, notre calcul, après 17,9 % en 2021 et 5,7 % en 2019. Le BLS compte toute personne qui a télétravaillé dans la semaine, même quelques heures : 21,9 % en septembre 2026, notre calcul.
Quelle part des actifs travaille à domicile dans les agglomérations de Detroit et de Washington ?
Selon nos calculs sur l'American Community Survey 2025 du Census Bureau, 17,4 % des actifs de l'agglomération de Washington et 11,5 % de ceux de l'agglomération de Detroit travaillaient habituellement à domicile. Le même calcul donne 12,9 % pour l'ensemble des États-Unis. La part était de 8,5 % dans la ville de Detroit, et de 22,7 % dans le District of Columbia, contre 48,3 % en 2021, même calcul.
Quelle part des salariés en France télétravaille en 2025 ?
Selon l'Insee, en 2025, 20 % des salariés télétravaillent au moins un jour par semaine, sur une période d'observation de quatre semaines, et 23 % ont télétravaillé au cours de ces quatre semaines. La pratique dépend du métier. Selon la fiche de l'Insee parue le 2 juillet 2026 sur l'enquête Emploi 2025, 52 % des cadres télétravaillent au moins un jour par semaine, contre 8 % des employés et 0 % des ouvriers.
Un salarié français peut-il télétravailler depuis l'étranger ?
La fiche Service-Public sur le télétravail dans le secteur privé, vérifiée le 14 août 2026, ne traite pas du télétravail depuis l'étranger. Elle pose que le salarié doit être volontaire, et que le télétravail se met en place par accord collectif, par charte ou par accord avec l'employeur. Elle pose aussi que le salarié travaille dans les lieux définis par l'accord ou la charte, ou autorisés par l'employeur. Pour un séjour aux États-Unis, les règles américaines du visa et de l'impôt s'ajoutent.
Existe-t-il un visa de nomade numérique pour les États-Unis ?
Aucune catégorie du répertoire des visas du Département d'État, lu le 18 octobre 2026, ne s'appelle nomade numérique ni travailleur à distance. Les visas de visiteur, B-1 pour les affaires et B-2 pour le tourisme, comme l'autorisation ESTA, ne permettent ni d'occuper un emploi ni de travailler aux États-Unis, ni de recevoir une rémunération d'une source américaine. Le répertoire range l'investisseur des traités de commerce dans une autre catégorie, le visa E ; un achat immobilier n'ouvre à lui seul aucun droit de séjour.
Peut-on travailler pour son employeur français pendant un séjour sous ESTA ?
Les pages officielles lues le 18 octobre 2026 ne tranchent pas le cas du télétravail pour un employeur français pendant un séjour sous ESTA. Le Département d'État interdit au visiteur, sous ESTA comme avec un visa B-1/B-2, d'occuper un emploi ou de travailler aux États-Unis, et de recevoir une rémunération d'une source américaine, sans un mot sur le télétravail. C'est une question pour un avocat en immigration.
Combien de temps peut-on rester aux États-Unis avec une ESTA ?
90 jours au plus par séjour, selon le Département d'État, pour les ressortissants des pays du programme d'exemption de visa, dont la France. Le séjour ne se prolonge pas et le statut ne se change pas sur place. L'autorisation ESTA doit être valide avant l'embarquement, et le séjour sert aux affaires ou au tourisme, jamais à occuper un emploi.
Un salaire gagné en télétravail depuis les États-Unis est-il imposé en France ?
Pour un résident fiscal de France, la convention fiscale franco-américaine du 31 août 1994 rend le salaire imposable en France seulement, sauf si l'emploi est exercé aux États-Unis. Même dans ce cas, son article 15 le laisse imposable en France seulement pour un séjour de 183 jours au plus sur toute période de douze mois, avec un employeur qui n'est pas résident des États-Unis, sous conditions. Selon le BOFiP, un résident de France est imposé sur ses revenus de source française ou étrangère.
Combien d'États américains admettent la notarisation en ligne ?
Selon l'American Land Title Association, organisation professionnelle des assureurs de titre, 48 États et le District of Columbia ont adopté une loi ou un décret sur la notarisation en ligne. Ce décompte n'est pas daté et ne distingue pas les deux. Les consulats américains ne notarisent pas à distance, et le Département d'État avertit que des États peuvent limiter la pratique aux documents notariés dans leur ressort. Le prêteur peut refuser un procédé que l'État accepte.
La notarisation en ligne est-elle permise dans le Michigan ?
La loi du Michigan admet la notarisation en ligne sur une plateforme approuvée par l'État, avec vérification d'identité à distance ; l'enregistrement audio et vidéo suppose le consentement du signataire et se conserve au moins dix ans. Ce texte, créé en 2018 et modifié en 2019 et 2020, ne pose aucune condition écrite sur le lieu où se trouve le signataire ; la plateforme et le notaire peuvent en poser. Un acte notarié en France et apostillé y a le même effet qu'un acte notarié dans l'État.
Quel est le décalage horaire entre Paris et Detroit ou Washington ?
Six heures la plus grande partie de l'année : quand il est midi à Paris, il est 6 h à Detroit et à Washington, toutes deux à l'heure de l'Est. L'écart tombe à cinq heures quand l'Europe et les États-Unis ne changent pas d'heure le même dimanche. C'est le cas du 25 octobre au 1er novembre 2026, puis du 14 au 28 mars 2027, notre calcul sur la directive européenne 2000/84/CE et les règles américaines publiées par le NIST.

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Rédigé par K. Le Lay · LLK Invest LLCPartenaire IMMO US

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